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 coryza chat

 

Le coryza du chat est une maladie complexe, car elle n'est pas due à un seul microbe, mais à l'association de plusieurs agents pathogènes viraux et bactériens qui provoquent des symptômes différents...

 

1. Un virus de la famille des « Herpes virus » responsable d'une infection du nez et des voies respiratoires. Les symptômes sont : toux, éternuements, importants écoulements au niveau des yeux et du nez, conjonctivite et faiblesse de l'état général (perte d'appétit et fièvre). C'est le virus le plus dangereux. Il peut être mortel chez des animaux affaiblis si l'on ne met pas en place un traitement rapide.

2. Un Calicivirus provoquant lui aussi de la fièvre et de l'abattement, des écoulements oculo-nasaux et surtout des ulcères dans la bouche (plaques rouges très nettes sur la langue ou les gencives). Ces plaies dans la bouche sont douloureuses et provoquent salivation importante et perte d'appétit.

3. Une Chlamydophila félis, bactérie intracellulaire, qui entraîne l’apparition de signes respiratoires modérés et une conjonctivite. La conjonctivite est une inflammation du tissu tapissant l’intérieur des paupières et la couche externe de la cornée.

4. Un Réovirus bénin qui provoque quelques larmoiements, par exemple "l’épiphora". C'est un larmoiement excessif provoqué par une obstruction partielle ou totale du canal lacrymal. Ne jouant plus son rôle naturel, celui-ci laisse stagner les larmes au coin de la paupière inférieure au lieu de les évacuer vers les narines. Il s’agit d’un problème bénin dont les conséquences sont essentiellement esthétiques.

 

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A ces atteintes virales il faut ajouter les bactéries qui très souvent se surajoutent et provoquent des complications chez les chats déjà affaiblis. Le chat présente alors du pus dans les yeux et le nez.

 

Transmission

La transmission s’effectue de manière directe, le plus fréquemment, via les sécrétions oculaires, nasales et orales, ou indirecte par le matériel contaminé par ces mêmes sécrétions (cage, table, nourriture, eau, personnel).

Le calicivirus est assez résistant dans le milieu extérieur et contamine ainsi un grand nombre de chats de manière indirecte ; en revanche, l’herpèsvirus et Chlamydophila félis sont relativement sensibles dans l’environnement.

Les animaux ayant été malades constituent un réservoir de la maladie car ils restent excréteurs des virus pendant des mois, voire des années.

- L'herpèsvirus reste à l'état latent dans l'organisme toute la vie de l'animal et est ré-excrété pendant une période d’environ 2 semaines, à la faveur d'un stress (mise bas, lactation, certains traitements).

- Le calicivirus, quant à lui, persiste dans la gorge d'un chat ayant été malade pendant six mois, voire un an, puis est définitivement éliminé.

- Enfin, la chlamydophila persiste dans les sécrétions oculaires jusqu’à six mois après l’infection.

 

1311798 Bactrie

 

Symptômes

Cette maladie touche en priorité les animaux vivant en communauté (chatterie, refuge, « famille nombreuse », chats semi-sauvages), les chatons et les adultes non vaccinés. L'incubation est courte (entre 2 et 5 jours).

Les signes cliniques regroupent de manière générale : anorexie, dépression, hyperthermie, écoulements nasal et oculaire et déshydratation, toux, éternuements, perte d'appétit et parfois des tâches rouges dans la bouche apparaissent, de manière plus ou moins importante selon les animaux.. Les signes sont, par ailleurs, souvent plus sévères chez les jeunes et les animaux non vaccinés.

Si plusieurs chats présentent les mêmes symptômes au même moment, il est fort probable qu'il s'agit du coryza qui est une maladie très contagieuse. La contagion s'effectue, (comme pour la grippe chez l'homme), sans contact direct, par les éternuements ou quand les chats se soufflent dessus.

La maladie non traitée peut évoluer vers une guérison naturelle chez certains animaux résistants. Mais attention elle peut quelquefois se compliquer d'une nécrose des os du nez, avec infection généralisée, et finir par la mort de l'animal si celui-ci est déjà affaibli et refuse de s'alimenter.

Un chat guéri du coryza peut rester porteur de longues années, et être à nouveau contagieux à la suite d'évènements tels qu'un stress, une mise-bas ou une autre maladie.

De manière plus spécifique, chaque virus entraîne une symptomatologie particulière.

 

coryza chat

 

◾L’herpèsvirus se localise dans le larynx, le nez et les conjonctives oculaires, entraînant ainsi une laryngite, une rhinite, une conjonctivite et une trachéite. Ceci se traduit, après une période d’incubation d’environ une semaine, par un écoulement nasal liquide puis purulent, une toux, une augmentation de la salivation et une modification de la voix.

Par ailleurs, ce virus peut aussi provoquer des lésions oculaires graves pouvant entrainer la cécité. Enfin, l’infection pendant la gestation peut entraîner un avortement ou une infection généralisée des nouveaux nés. Lors d’infection par ce seul virus, les symptômes peuvent régresser spontanément en 1 à 2 semaines.

◾Le calicivirus va se localiser dans l’épithélium respiratoire, les amygdales et le pharynx. Il provoque des ulcérations des muqueuses (langue, palais, bouche), une rhinite modérée plus ou moins associée à une conjonctivite. Cette infection peut se compliquer d’une pneumonie chez le chaton.

Une infection persistante peut entraîner des ulcérations buccales chroniques et des inflammations chroniques des gencives et de la langue. De rares cas de douleurs articulaires ont été décrits. La mortalité peut être élevée (67%) et la maladie est plus grave chez les chats adultes.

◾L’infection par Chlamydophila félis se traduit surtout par des signes oculaires tels qu’une conjonctivite mucopurulente aigüe ou chronique, touchant un oeil et s’étendant généralement sur le second. Elle est également caractérisée par un oedème de la conjonctive avec clignement de l’oeil en réponse à la douleur et une troisième paupière très rouge.
 

Traitement et prévention

Le traitement du coryza passe en général par l'administration d'antibiotiques (en comprimés, en gouttes ou en injections si nécessaire), pour éviter les complications bactériennes. Une aérosolothérapie peut également donner de bons résultats, si le chat se montre coopératif, car il s'agit de lui faire des sortes d'inhalations plusieurs fois par jour pendant 15 minutes !

Des traitements complémentaires à base de L-Lysine, un acide aminé intervenant dans l'immunité anti-virale sont également parfois entrepris.

Enfin, des antiviraux (interférons) sont parfois nécessaires dans les cas les plus graves récidivant fréquemment, mais ces traitements sont particulièrement coûteux. Pour les cas graves, une hospitalisation est parfois indispensable, afin de réhydrater le chat et de lui administrer une alimentation liquide par sonde.

La meilleure manière de combattre le coryza félin est la vaccination. Le vaccin contre le coryza est actif à la fois contre les Calicivirus, et contre la rhinotrachéite, et l'on y associe de plus en plus souvent un vaccin contre les Chlamydias, bactéries à l'origine de complications. La vaccination se fait en deux injections à un mois d'intervalle, avec un rappel tous les ans.

Dans tous les cas, si vous pensez reconnaître un des signes cliniques précités, consultez vite votre vétérinaire !